jeudi 10 septembre 2009

Notre royauté intérieure



Au cœur de nous-mêmes se fonde une royauté. Celle de notre être souverain du vivant.

Notre roi intérieur nous invite à remonter à la racine de nos désirs et à identifier quelle qualité d’être, en nous, aurait intérêt à un accomplissement.
Ainsi nous découvrons, derrière nos innombrables fantasmes et désirs imaginaires, un désir infini, direct et essentiel qui, répondant à une prédisposition, cherchera dans l’accomplissement, à exprimer cette qualité.

La vie trouve dans le cœur du « héros intérieur » le désir, et dans l’intelligence du « roi intérieur » l’intention, pour faire germer en nous cette qualité qui demande à éclore.
Pour donner une réalisation à nos désirs, la vie nous demande de faire du déploiement de cette qualité un besoin vital. C’est alors que nous profiterons de la magie de la vie. Sans doute aussi pourrons nous con-sacrer notre énergie, dont celle de l’amour à la plénitude et à la vastitude.

Inspiré d'un extrait de lecture sur internet


mardi 8 septembre 2009



141|365 ||| under the waves par .bella.



Risquer la vie ; risquer de laisser venir la vie.
Toute modification est celle de la vie,
du vivant qui entre dans la variabilité.


Je ne cherche pas à sentir que je suis vivant.
Cela arrive quand j'adhère à ma forme de vie,
c'est à dire à toutes les circonstances de mon état d'être vivant.

Il faut trouver sans chercher.
C'est là qu'il faut arriver.

Le chemin est celui d'une recherche qui aboutit à l'impasse.
Lorsque l'on a désespéré de trouver,
la recherche s'arrête dans le désespoir

et c'est ce moment de désespérance qui permet l'illumination.
On trouve sans avoir plus à chercher
et parce que l'on a plus à chercher.


François Roustang


vendredi 4 septembre 2009

Christiane Singer - Entre le cœur du monde et le mien, tout coule de source



L'état amoureux donne un goût de l’élan ; cet élan qui porte, jette l’être entier en avant vers les bras de l'aimé(e).


J'ose prétendre que si en cet instant, en de multiples endroits du monde, des femmes ne s'élançaient pas vers leurs aimés, des enfants dans les bras d'une mère, d'un père, des amis l'un vers l'autre, des chevreuils vers la source, si cet élan n'était pas à chaque instant tissé de neuf qui jette l'océan à la rencontre de la terre, alors le monde cesserait aussitôt d'exister. Car cet élan est le nerf de la création.

Lève-toi! Marche! Debout! « Mais je suis déjà debout! - Non, mets-toi encore debout dans ce que tu crois être debout! Ouvre les yeux ! - Mais j’ai déjà les yeux ouverts ! - Ouvre les yeux dans les yeux que tu crois avoir ouverts ... » De commencement en commencement jusqu'au commencement qui n'a pas de fin. Un moment, la peur est abrogée, la peur que nous ressentons tous à nous élancer, à nous perdre dans l'amour, à nous anéantir dans un autre. Et pourtant c'est cette expérience - qui dans l'ordre de la logique nous éloigne au maximum de ce que nous sommes - qui nous précipite au cœur de notre être véritable. En me diluant, en me perdant, je me rencontre pour la première fois. Là où je suis le plus loin de ce que je croyais être moi, je suis enfin qui je suis.

Et même si nos amours souvent se terminent en abandon, en trahison, ne prononçons pas de faux serments : «Désormais je n'aimerai plus». Mais tout au contraire, jurons-nous de ne plus jamais aimer avec l'arrière-pensée de garder et de posséder, de ne plus jamais aimer autrement que pour aimer. Sommes-nous des mercenaires pour attendre en retour une solde ?

Aimer est en soi la récompense. Chaque fois que nous aimons, le monde resplendit et jubile. Chaque nœud de bois, chaque pavé sous mon pied, chaque poignée de porte sont des talismans de l'amour! Le monde entier devient un talisman. Je ne suis plus qu'élan, rencontre, reliance. Je suis vivant! Je rayonne de ce qui est, je reflète la splendeur du monde ; entre le cœur du monde et le mien, tout coule de source.

Christiane Singer - Du bon usage des crises - Editions Albin Michel


mardi 1 septembre 2009


Toute réalité est immédiate.

La fraîcheur absolue de chaque instant coule
et le corps infini du yogin et de la yogini,
non entravé par la mémoire et la projection
réagit dans l’instant, spontanément,
connaît dans l’instant, oublie dans l’instant
car la plénitude ne laisse aucune scorie sur le rubis du Cœur.

Daniel Odier


vendredi 28 août 2009



Take 2 par Métempsycose

Christiane Singer - Laissons le chemin de Vie passer à travers nous



Consciemment ou inconsciemment, n'avons nous pas fait serment de ne jamais laisser s'embourber dans l'insignifiance cette vie qui nous a été transmise par le sacre de la naissance? Chaque fois que le danger rôde de la perdre en futilités, en broutilles, chaque fois que l'anesthésie la gagne ou que l'asphyxie la plombe, comment ne pas réagir? Comment ne pas courir ouvrir les portes et les vantaux ?

Il y a des «appels» dans l'ordre du quotidien (un besoin de solitude, un désir de voyage, de repli, de recul, de retraite, une amitié ardente) qui signalent à l'autre :
«Tu m'aimes pour cette vie qui m'habite. Elle menace de tarir. Pour la refaire jaillir, je dois faire ce pas qui peut être t'effraie ; mais je dois le faire par respect pour moi et pour toi.»
Exiger de celui qui parle ainsi qu'il fasse taire cet appel, c'est mettre en chantier la lente transformation de la relation en état de mort. Celui ou celle qui a été appelé à se mettre de quelque manière en mouvement et qui a été retenu - tant pour de bonnes raisons que par peur, par convention - ne pardonnera pas dans son for intérieur à celui (celle) qui d'un seul mot peut-être a scellé à son pied un boulet. Il reste. Elle reste. Mais qui reste au juste? Et quelle part s'éloigne ou s'éteint en catimini? Et si c'était précisément la part vibrante pour laquelle nous nous sommes aimés?

Le jardinier ne peut pas monter la garde contre les mulots, les chenilles, les taupes. Il ne peut pas guetter chaque puceron, chaque bactérie. Il ne peut pas arrêter le vent d'ouest ni dissuader la tempête de se déchaîner. Il ne peut pas interdire à la grêle de s'abattre. Il ne peut pas non plus contraindre la plante à pousser plus vite en lui tirant les feuilles, ni vouloir la garder petite. Il ne peut que «tenter de mettre toutes les chances du côté de la plante» et garder vivant avec elle un dialogue.

«Ainsi pour la relation qui nous unit. Je ne peux pas abolir ton destin, ni t'éviter épreuves et difficultés, ni enrayer tes échecs, ni provoquer ta réussite, ni entraver tes rencontres. Impossible de prendre les commandes de ta vie, de m'immiscer entre toi et ta peau, de glisser mon doigt entre ton écorce et ton aubier. Je ne peux que t'assurer de ma loyauté - ne jamais laisser tarir le dialogue entre nous, le raviver de neuf chaque jour. Mieux encore : je ne peux que respecter l'espace dont tu as besoin pour grandir, te mettre à l'abri de ma trop grande sollicitude de tout envahissement de ces rhizomes souterrains que sont les discrètes et indiscrètes manipulations de l'amour.
Jamais, quoi que je fasse, je ne serai celui ou celle qui mâche ton pain, boit ton eau, jamais je ne respirerai pour toi. Jamais ta peau ne m'invitera à m'y glisser. Jamais je ne tisserai pour toi les fils de tes rêves ni de tes pensées. Et comme tu étais seul à ta naissance, tu seras seul devant ta mort et seul, mille fois, dans les nuits d'insomnie quand un chien aboie au loin ou quand une voix que tu es seul à entendre t'appelle.

Vouloir me perdre en toi, me jeter en toi, corps et biens, avec tous mes meubles et mes trésors. T'envahir. Te combler. Te faire gardien de mes propriétés ! Il n'est pire cruauté. Car tu as une vocation, unique, une œuvre à mener à bien. Toi-même. Et pour cela, il te faut tout l'espace qui est en toi.
Dire: «Aimer c'est délivrer l'autre de mes bonnes intentions - et de moi-même» paraîtra excessif. Pourtant c'est en me détachant de toi et en m'ancrant en moi que je commence véritablement d'aimer.
Le cadeau que je peux te faire, c'est de retirer de toi toute la volonté de transformation que j'y ai mise - par zèle ou par ignorance, la retirer de toi pour la remettre où elle a sa vraie place : en moi. Ainsi, nous protégerons l'un et l'autre le secret lent et silencieux de nos gestations.
Garde tes distances sans faiblir. Il n'est que l'Éros qui puisse les abolir - pour les faire renaître tout aussitôt. Garde tes distances. Non par froideur. Garde-les par ferveur. Et cela en sachant - ô paradoxe - que tu n'es qu'une autre part de moi-même. La part qui ne se laisse ni dominer ni annexer, qui jusqu'au bout te tiendra tête. L'énigme qu'est l'Autre recule comme l'horizon à chaque pas que tu fais vers lui. L' Autre est la frontière que la Vie a dressée devant toi, afin que tu ne sois pas perverti par ta toute-puissance.»

Ici commence le royaume de l'altérité dans lequel on ne pénètre pas. Mais ne rêvons pas de révoquer la dualité. La fusion du Deux en Un est œuvre divine. Il n'est que l'Éros qui nous y fasse furtivement goûter. Et la mort.
Si la première des fidélités, nous la devons à la Vie qui est en nous, c'est bien d'une vigilance de chaque instant qu'il faut faire preuve. Tout, sur cette terre, si nous n'en prenons soin, est soumis à la lente dégradation de l'entropie. Quand l'homme cesse de se chercher au-delà de lui-même, de s'élancer, de se porter en avant, alors l'eau qui le compose stagne et croupit. L'élan qui cesse de circuler dans un corps agit comme un poison.
Ces êtres de dialogue, de partage et de mouvance que nous sommes, vivent de la magie des rencontres, meurent de leur absence. Chaque rencontre nous réinvente illico - que ce soit celle d'un paysage, d'un objet d'art, d'un arbre, d'un chat ou d'un enfant, d'un ami ou d'un inconnu. Un être neuf surgit alors de moi et laisse derrière lui celui qu'un instant plus tôt je croyais être. La rencontre fait résonner en moi des modes et des tons que je n'avais pas perçus jusqu'alors. C'est par la rencontre que dans cet amas diffus, cette nébuleuse que par commodité j'appelle moi, s'éclairent et se regroupent les constellations. Pareille richesse ne se peut épuiser en une seule relation aussi privilégiée, aussi forte soit-elle. Bien davantage: c'est la plénitude tout à l'entour qui profite à cette union première et la nourrit. Si l'un des amants ne supporte pas que l'autre vibre, vive et aime en dehors de sa présence, s'il se met à rêver d'être la seule source de son bonheur, il peut avoir au moins une certitude : celle de devenir très vite la seule source de son malheur.
«C'est au vent qui l'ébouriffe, à la tempête qui le ploie que l'érable rouge doit sa beauté». La relation des amants trouve sa vigueur dans le jeu des forces qui l'ébranlent. L'«espace en devenir» qui entoure chaque être et à l'intérieur duquel il peut grandir, se dilater, rayonner, tâtonner, s'élancer, est sacré. Lorsque, sous prétexte d'attachement, on le résorbe, la vie commune se dégrade.

Par un mystère, impossible à élucider, ce sont précisément toutes les rencontres d'une vie qui nous font peu à peu advenir. Chaque rencontre me livre d'une manière, tantôt une lettre, tantôt un mot, tantôt une virgule, un blanc qui, peu à peu, mis bout à bout vont composer le libellé d'un message à moi seul adressé.
Ou mieux encore : chaque rencontre ardente détient une pièce biscornue du puzzle qui finira par me composer une vie et qui, avec la multiplication des pièces disposées, va lentement, dans un dégradé de couleurs, laisser apparaître les grands contours, les grands thèmes de ma destinée. Et ce sont les autres qui me livrent - souvent à leur insu - la clef de mon énigme.
Dans chaque rencontre se révèle un aspect de mon être, un visage secret nage à ma rencontre dans l'eau du miroir. Les rencontres me remettent en mémoire une modalité d'être, une totalité oubliée.
Elles me cherchent, me trouvent sous les masques. Souvent elles me délivrent.
Quand je dis «rencontre ardente», je pense à toute la gamme possible de relation entre deux êtres, à toutes les modulations existantes dont celle particulière d'amants ne constitue que l'inflexion extrême.

Christiane Singer - Eloge du mariage, de l'engagement et autres folies - Editions albin Michel


jeudi 27 août 2009

Tant que je veux me changer, je ne m'écoute pas.
Ne m'écoutant pas, je ne connais pas ce qui se vit réellement en moi.
Ce n'est qu'une idée, une représentation mentale.
Vouloir changer est une crispation, une attitude de non accueil de soi-même.
L'écoute libre de jugement et d'intentionnalité
révèle la disponibilité entre nous-même et notre corps.
Le mental en se sentant sécurisé lâche son emprise.
Et c'est là la source du profond changement.

Extrait lu sur Internet


lundi 24 août 2009

Jean Klein - Une présence à la présence ...


... En mettant l'accent sur la présence du regard, sans comparer ni évaluer. C'est en fait une absence de tout objet. Ce regard s'impose alors, sensation comparable à une attitude de laisser-venir pour souhaiter la bienvenue. Quand la perception pure n'est pas conceptualisée, l'observateur et la chose observée se fondent l'un dans l'autre : c'est la présence. On "bascule" si l'on peut dire. C'est le sujet qui permet à l'objet de vivre, lorsqu'il retrouve son innocence, ils disparaissent l'un et l'autre et reste seule : l'unité, la pure lumière.
Dans l'acte de voir, personne ne regarde, rien n'est visualiser ; ce serait un concept, vous seriez sur un plan mental. Dans la vision, dans l'écoute, il y a simplement regard, écoute.

La présence se manifeste en tant que telle uniquement dans notre absence, lorsque l'on cesse de s'identifier avec ce que nous ne sommes pas, c'est un surgissement spontané. Nous pensons parfois à des proches sans les juger, sans les comparer, sans intention, en leur laissant la liberté d'"être". En retenant ce moment qui nous appelle pour connaitre soi-même le silence, non comme une absence d'objet mais comme une expansion, comme notre espace. Découvrir que nous sommes totalement en identité avec cette sérénité, cette paix intérieure, cette joie ineffable.

Pour comprendre un "objet", nous devons d'abord l'accepter. Comme ce mot est un peu teinté de fatalisme, employons plutôt accueillir ; accueillir l'"objet", la situation, sans référence au passé, sans choix. Voilà un regard "normal" sur la vie. Nous sommes libre de la chose en quelque sorte, elle est en nous, nous ne sommes pas en elle, elle s'aperçoit en nous.
Dans cette expérience nous découvrons notre espace, sans aucune substance, sans aucune énergie : il y a uniquement une présence et en dernier lieu, si on peut parler de dernier lieu, c'est une présence à la présence.


Jean Klein - A l'écoute de Soi - Editions les Deux Océans


mercredi 19 août 2009

Christiane Singer - L'amour ne rend pas aveugle ...


Ce qui nous met vraiment dans la résonance de l'autre, ne nous lassons pas de le répéter, c'est l'amour. L'amour ne rend pas aveugle, il rend visionnaire, il met directement en contact avec l'être réalisé qui habite cette personne que j'ai choisie, cet amant ou amante, choisi entre tous ceux et celles que j'ai rencontrés. L'amour essuie la pruine du fruit, dissout la brume et fait voir, derrière les apparences, la perfection du projet divin que chacun de nous incarne sans le savoir.
En somme, cette percée directe, à travers les apparences, ce que l'amour me permet de voir, c'est l'accomplissement de ce qui est en devenir, une sorte d'avance, sans versement d'intérêts, une sorte d'acompte sur héritage de lumière de celui que j'aime.

La rencontre d'un maître dans les traditions les plus diverses est de cette nature, avec la différence qu'il n'y a plus d'acompte nécessaire et que le maître a déjà reçu en partage cet héritage de lumière ; il a atteint sa transparence, là où il se tient, il n'y a plus personne sinon un accroc à travers lequel je peux voir derrière les apparences le déploiement du Réel.
Derrière la Maya, l'être aimé, vénéré ; comme l'accroc dans le rideau, je vois au travers, dans le frémissement infini du crée, dans cet univers indifférencié de l'au-delà.


Christiane Singer - Où cours tu ? Ne sais tu pas que le ciel est en toi ? - Editions Albin Michel


mardi 18 août 2009

J'écoute ; je t'écoute
et je m'écoute tout autant,
mon corps, ton corps,
l'émotion présente...

Deux êtres de résonance, deux corps conducteurs.
Un double espace clair et lumineux
dans laquelle la Présence s'engouffre.


Je me tiens prête à vivre ce qui me rencontre.

La chair des amants célèbre la fulgurance de l'amour.
L'éros est aspiration, énergie attirant l'être tout entier vers son origine divine.
Il nous offre, dans sa noblesse,
la chance de mourir sans y avoir à y laisser notre peau.


C'est le chemin pour écouter l'univers
et rendre grâce à la vie.

Pour devenir poète, sentir le cœur et voir l'âme des choses.
J'écoute et je communie à la vibration intérieure du vivant.


jeudi 30 juillet 2009

Sri Nisargadatta - Vous savez que vous ne savez pas

Sri Nisargadatta est un maître indu (1897 - 1981) qui tout au long de son enseignement sous forme d'entretiens revient à l'origine du questionnement : "Qui suis-je ?"

www.nisagardatta.net


Dire seulement « je suis ignorant », c’est l’aube de la connaissance. Un homme ignorant est ignorant de son ignorance. Vous pourriez dire que l’ignorance n’existe pas car dès qu’elle est perçue, elle n’est plus. Vous pouvez donc l’appeler inconscience ou aveuglement. Tout ce que vous voyez, autour de vous et en vous, c’est que vous ne savez pas et que vous ne comprenez pas, sans même savoir que vous ne savez pas ou que vous ne comprenez pas. De savoir que vous ne savez pas et que vous ne comprenez pas, c’est le vrai savoir, le savoir d’un cœur humble.
Le fait est qu’il n’y a connaissance que de l’ignorance. Vous savez que vous ne savez pas.

Qu’y-a-t’il de mal à ne pas connaître ? Vous n’avez pas besoin de tout savoir. Il vous suffit de savoir ce qu’il vous est nécessaire de connaître. Le reste peut prendre soin de lui même sans que vous sachiez comment il le fait. Ce qui est important, c’est que votre inconscient n’agisse pas à l’encontre de votre inconscient, qu’il y ait une intégration à tous les niveaux.

Dès l’instant où vous êtes intérieurement intégré, la connaissance extérieure vous vient spontanément. A chaque moment de votre vie , vous connaissez ce qui vous est nécessaire de savoir. Toute la connaissance est contenue dans l’océan du mental universel ; elle est là, à vous de la demander. Vous n’aurez jamais besoin de la majeure partie de ce savoir ; néanmoins, il est le vôtre.

Et il en est de même du pouvoir. Tout ce que vous sentez avoir besoin d’être accompli arrivera infailliblement. La conscience est la force. Soyez conscient de ce qui doit être fait, et cela se fera. Soyez seulement vigilant et tranquille. Quand vous avez atteint votre destination et que vous connaissez votre véritable nature, votre existence devient, pour tous, une bénédiction. Vous pouvez ne pas le savoir et le monde l’ignore, mais votre aide rayonne. Considérant que rien ne vous appartient, vous êtes sans orgueil et sans être assoiffés de renommée. Vous êtes seulement incapables de désirer quelque chose pour vous mêmes, pas même la joie d’aider les autres. Vous savez que Dieu est bon et vous êtes en paix.

Sri Nisargadatta Maharaj - Je Suis - Editions Les Deux Océans



vendredi 24 juillet 2009


blue heart par françoisine

"L'art de se détendre c'est l'art d'être tendre avec soi même ..."


lundi 20 juillet 2009

Gerda Boyessen - Jouissance de notre énergie libidinale ...

Gerda Boyessen est à l'initiative du fondement de la psychologie Biodynamique issue de la végétothérapie inspirée par les théories de Wilhelm Reich.
Elle évoque dans ce passage l'importance de la circulation de l'énergie libidinale pour un épanouissement de l'être.



... J'ai très souvent remarqué qu'il y a beaucoup de méprises à propos des gens heureux. J'ai l'habitude de différencier ce processus selon deux repères : « d'un côté du miroir », et « de l'autre côté du miroir ».

Du « côté du miroir », la personne est surchargée de défenses névrotiques, elle est seule, elle cherche à chaque instant à éviter les conflits, et est très effrayée de se retrouver en relation avec d'autres personnes.
Chez une personne ainsi affectée, tout sourire ou altitude heureuse est un palliatif, un masque ou une idéalisation. Elle cherche, par son comportement superficiel, à éviter sa haine profonde, ses conflits, sa dépression sous-jacente et /ou sa rage. C'est ce qui arrive quand elle est très bloquée.

Mais, lorsque le processus de déblocage des énergies profondes est bien avancé, l'énergie préalablement « encapsulée » se met à circuler. Nous retrouvons une véritable circulation libidinale, en sortant de notre bien-être dans la dépendance pour entrer dans un bien-être dans l'indépendance. Nous découvrons notre propre sécurité intérieure et notre confiance en nous même.

De « l'autre côté du miroir », la situation est très différente : la personne peut très bien et en permanence se sentir heureuse. Bien entendu, la personne qui a ainsi découvert son bonheur intérieur va réagir émotionnellement comme tout un chacun aux situations et aux demandes de la vie quotidienne, mais elle a, à chaque instant, la possibilité de rentrer en contact avec sa circulation d'énergie, sa circulation libidinale, qui lui donne un sentiment de bien-être et de sécurité.

Vis-à-vis de ces personnes, très souvent, une attitude négative se manifeste de la part des autres personnes qui se trouvent encore du premier côté du miroir. Elles pensent que ce bien-être et ce bonheur intérieurs sont une falsification, une altitude fausse et qu'elles essaient d'échapper par cette altitude jugée « superficielle » à leur souffrance profonde.

La vie entre personnes qui ont une libre circulation libidinale est extrêmement facile... Je pourrais par exemple les comparer à des poissons dans un aquarium : les poissons sont sans cesse en relation positive entre eux, et pourtant chacun continue à vaquer à son propre voyage dans son propre chemin sous-marin.
De la même manière, chacune des personnes est en permanence en relation avec les autres, sans pour autant les perturber et sans pour autant que chaque geste ou acte soit interprété comme par exemple « tu te détaches donc tu ne m'aimes plus ».

Wilhelm Reich parle ainsi de la différence entre l'individu mécanique et l'individu vivant. Il montre que l'individu mécanique est très envieux de la radiance de l'individu bio-énergétique.
Les individus mécaniques présentent deux traits de caractère particuliers : ils sont constamment mécontents, ou envieux. Ces personnes envieuses se comportent alors vis-à-vis des individus vivants comme des vampires. Elles sucent vraiment l'énergie des individus bio-énergétiques et peuvent même aller jusqu'à les rendre très malades.

Lorsque nous jouissons complètement de notre circulation libidinale, nous nous sentons beaucoup plus légers, aucune stase ne peut faire son apparition. Lorsque l'énergie circule vraiment, nous sommes physiologiquement et psychologiquement en bonne santé.
La personne dont la circulation libidinale est totale a une perception beaucoup plus grande, beaucoup plus vaste de la réalité, une capacité de s'adapter à elle et d'y répondre corporellement et psychologiquement de manière plus souple, plus flexible, plus harmonieuse.


Gerda Boyessen - Entre Psyché et Soma - Editions Psychologie Payot



jeudi 9 juillet 2009

Arnaud Desjardins - Disponible à l'éternel présent...




... L’attente de l’autre ...
Tant que nous n'avons pas vu, reconnu et accepté que l’autre est différent de soi ; il ne pense pas, ne sent pas, ne voit pas, ne veut pas, et ne réagit pas ... comme moi ...

C’est seulement si cette attente a complètement disparu que la disponibilité peut être là, l’absence de tension, de désirs, et alors la perception de l’éternel présent est là.

Arnaud Desjardins - Adhyavatma Yoga - Editions Table Ronde


mercredi 8 juillet 2009


Les êtres qui nous entourent influencent notre vie.
Et c’est vivant.

Pourtant il y a en soi un espace
qui ne peut être envahi
par qui que ce soit.

C’est notre intimité,
le sanctuaire intérieur à réserver
à notre relation avec l’espace divin.
Cette relation et ce lieu sont à préserver
afin que rien ne puisse venir les troubler.
La boue des confusions et des conditionnements se dépose
avec la clairvoyance de l'eau retrouvée
et la densité de la terre séparée.

C’est un lieu de la conscience,
un lieu de l’âme, de la sensibilité,
c’est une atmosphère sacrée.


Inspiré d'un texte lu sur internet